Œuvre, travail, métier … et celui qui fait
- patriciachirot
- 18 mars
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Un petit détour par l’étymologie (site cnrtl.fr, Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) jette une lumière étonnante sur des mots dont nous avons oublié l’origine et qui viennent nous rappeler à leur sens profond.
L’œuvre vient du latin « opera » : acte, mais aussi chose excellente, chose difficile. En 1542, Rabelais la définissait comme l’ensemble des travaux exécutés dans un même but.
L’ouvrier vient du latin : homme de peine, associé à « opera », celui qui réalise ce qui demande de l’effort.
Le travail, au 12e siècle, c’est l’accouchement, la peine que l’on se donne et que l’on supporte.
Mais le métier, en 881, c’était d’abord le service divin.
Ainsi, l’activité que nous accomplissons durant des années nous ramène à un but atteint par un effort qui coûte mais qui débouche sur une réalisation neuve. Accomplie par plusieurs personnes qui partagent un savoir faire et un savoir être, cette activité devient métier, service rendu à une dimension élévatrice et transformatrice, noble par essence.
Les mots peuvent aussi bien murmurer que crier en faisant ressurgir le sens …



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