Moi et l’autre : ce que devraient permettre le monde de l’éducation et celui du travail …
- patriciachirot
- il y a 3 jours
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Ce qui est frappant dans les relations de travail et que traduisent de nombreuses publications sur LinkedIn, c’est le nombre croissant de personnes qui évoquent mal-être au travail et comportements agressifs et toxiques.
Paul Ricoeur (Soi-même comme un autre, p. 226) a écrit : « La similitude est le fruit de l’échange ente estime de soi et sollicitude pour autrui. Cet échange autorise à dire que je ne puis m’estimer moi-même sans estimer autrui comme moi-même. Comme moi-même signifie : toi aussi tu es capable de commencer quelque chose dans le monde, d’agir pour des raisons, de hiérarchiser tes préférences, d’estimer les buts de ton action et (…) de t’estimer toi-même comme je m’estime moi-même. (…) Deviennent ainsi fondamentalement équivalentes l’estime de l’autre comme un soi-même et l’estime de soi-même comme un autre. »
Quelques lignes seulement définissent l’orientation de l’éducation et les rapports humains dans le monde du travail.
Considérer l’autre comme un soi-même, voilà la clef qui ouvre la porte à des rapports humains respectueux de la richesse de chacun et sainement productifs. Nous n’avons jamais autant parlé d’éthique qu’aujourd’hui mais de nombreuses paroles n’égalent pas un seul acte concret.
Au-delà de la philosophie, Ricoeur nous invite à (re)devenir humains.
Idéal, utopie ou possible ? C’est une question d’engagement pour un renversement de perspective.



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