top of page
Rechercher

Perdus


Un groupe de collégiens suit un programme de découverte de la diversité des apprentissages. Tous sont en difficulté scolaire. Le programme vise à leur faire découvrir leur fonctionnement cognitif et à mettre en œuvre les moyens d’apprendre qui leur conviennent à ce stade de leur existence. La rencontre, au long de ces séances, est riche et parfois « confrontante », pour tous les participants autant que pour moi qui dispense ce programme.


Il y a bien sûr les ingrédients classiques des difficultés : attention, compréhension des consignes, liens logiques, établissement de priorités, etc. Mais surtout, il y a une profonde incompréhension.


Une incompréhension qui se situe à la racine de tout apprentissage : pourquoi est-ce que je vais en classe ? Pourquoi est-ce que je dois suivre ce cours ? Pourquoi est-ce que je dois apprendre cette leçon ?


Questionnés sur le sens de l’apprentissage à travers différentes matières, la réponse la plus courante est celle du sens. « ça ne sert à rien. Je n’utiliserai pas cela dans ma vie. » Comme si leur vie était déjà tracée et qu’elle les appelait ailleurs. Comme s’ils attendaient d’être libérés pour vivre « la vraie vie ». Mais aussi, comme s’ils étaient voués à un rôle passif.


Alors ils passent de cours en cours, voguant à la surface des enseignements. Ne trouvant pas de sens utile à leur apprentissage, ils ne s’investissent pas. A l’heure où l’on s’interroge sur les besoins de tel ou tel profil d’apprenant, où l’on « ludifie » les cours, la question du sens de l’apprentissage s’avère fondamentale.


Lorsqu’apprendre signifiera vivre, et qu’un sens vital sera donné à l’apprentissage au-delà de la seule existence, ces élèves s’éveilleront.

 
 
 

Commentaires


bottom of page