La réalité sur le niveau atteint par les jeunes bacheliers : les défis de l’enseignement supérieur
- patriciachirot
- 30 juin 2025
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Créé en 1808, le baccalauréat d’autrefois était un rite initiatique qui octroyait à un jeune une place d’adulte dans sa société. Le diplôme le préparait à poursuivre des études universitaires ou à entrer dans une grande école, promesse d'une belle carrière.
De nos jours, les enquêtes PISA s’accumulent et montrent des résultats en baisse : mathématiques, lecture, sciences … La France se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE. Lycées et collèges font étudier des textes qui n’ont de littéraires que le nom, puisqu’ils sont réécrits pour être accessibles au plus grand nombre, qui peine à lire un texte un peu complexe. Les enseignants correcteurs du baccalauréat sont invités à réévaluer leurs notes – c’est-à-dire à les augmenter.
Une fois à l’université, ces jeunes diplômés sont en difficulté et bien souvent des groupes de niveaux ou des remédiations doivent être organisés, qui nécessitent une refonte des enseignements habituellement dispensés. En Belgique par exemple, où le baccalauréat n’existe pas, l’entrée à l’université est aisée mais la pénurie constante d’enseignants du secondaire, notamment en mathématiques, n’a pu assurer à ces jeunes un enseignement stable au long des années …
Enfin, le corps enseignant universitaire lui-même subit une profonde mutation depuis plus d’une décennie : beaucoup de ses enseignants sont issus de l’enseignement secondaire ; ils exercent donc avec des méthodes du secondaire, alors même que celles-ci ne cessent de montrer leurs limites. Le constat est sans doute amer mais il doit être posé.
Qui peut encore suivre un enseignement supérieur aujourd’hui ? Qui peut encore dispenser un véritable enseignement supérieur ? Est-ce une question de niveau des étudiants, de formation des enseignants ?
Quel avenir pour l’enseignement supérieur ?



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