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La parole libre du chercheur

Dernière mise à jour : 24 juin 2025

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Un chercheur dispose d'une parole libre. Ce principe se décline en droits et en devoirs.


En droits, car ses années d'études et de spécialisation l'autorisent à donner un avis du moment qu'il est étayé et sourcé. Pour cela, le chercheur témoigne d'expérimentations, d'analyses qualitatives et quantitatives, d'une méthodologie rigoureuse. Cette méthodologie diffère selon que le chercheur se situe en sciences humaines ou en sciences dites "dures", mais toute recherche doit déclarer la méthodologie employée.


En sciences humaines, cette méthodologie est particulièrement exigeante en raison de son champ disciplinaire : analyser l'humain, c'est se confronter à un terrain mouvant car la matière humaine échappe aux protocoles fixés une fois pour toutes. Des résultats reproductibles avec une fiabilité permanente de 100 % sont pour le moins "questionnants" au niveau de la méthodologie employée ... Souvent basée sur les "verbatims" des personnes interrogées, la méthodologie demande d'avoir effectué des croisements entre les données pour comprendre les incohérences ou contradictions apparentes, dont l'explication doit être donnée ou faire l'objet d'une hypothèse. Un travail de fond, souvent long et laborieux, signe donc la crédibilité du chercheur en sciences humaines qui peut alors s'exprimer sur son terrain, et sur son seul terrain.


Ensuite, le chercheur s'appuie sur les contributions de toute une communauté d'autres chercheurs dont les travaux sont publiés et validés. Le "Graal" est de publier dans les revues à comité de lecture ... mais pour autant - ne soyons pas naïfs - la parution de ces articles peut reposer sur des bases relevant plus de la personne humaine que de l'exigence scientifique. Fermons la parenthèse !


Ainsi, le chercheur véritablement engagé travaille selon une déontologie et des principes éthiques. Tels sont ses devoirs. Ils le conduisent parfois à revenir sur une opinion en raison de nouveaux résultats.


Que serait la recherche sans une mise à jour de conclusions basées sur le réel du terrain ? Et que serait la recherche sans la parole libre du chercheur, qui décrit le réel du terrain qu'il a consciencieusement investigué et balisé en fonction de son objet de recherche ?

 
 
 

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