Penser dans la boîte ou hors de la boîte ?
- patriciachirot
- il y a 7 jours
- 2 min de lecture

La récente Biennale de l’Education, de la Formation et de la Formation et des Pratiques Professionnelles a abordé la question de la pensée normative et de la créativité.
Si nous voulons une société de citoyens autonomes, devons-nous penser dans la boîte (dans l’entreprise, dans l’institution), ou en dehors d’elle ?
Penser dans la boîte, c’est accepter de se limiter à l’emballage, aux théories qui varient selon les modes et repeignent la boîte de nouvelles couleurs – cette boîte qui ne change pas sous son aspect chatoyant. C’est se conformer et transmettre, encore et toujours, au sein du modèle imposé, sans y réfléchir.
Penser hors de la boîte, c’est ne pas y être, ne pas savoir ce qui s’y passe, se raconter des histoires sur ce qui est à l’intérieur.
Celui qui veut penser doit être hors de la boîte tout en étant à son contact. C’est passer de l’intérieur à l’extérieur dans un mouvement duel, souple ; c’est cultiver la flexibilité mais avant tout, l’observation de ce qui est.
Les dogmes et les théories s’élaborent dans la boîte ; la créativité nécessite d’oser sortir de la boîte, de la zone de confort. Cela demande de prendre un risque, celui d’avoir à déconstruire ses certitudes pour se tenir sur le terrain du réel. Et de se souvenir en toute simplicité que les trouvailles d’aujourd’hui ne seront plus valables ailleurs ou demain.
J’ai entendu des chercheurs qui arpentaient les terres dévastées des sans-abri, des victimes d’inceste, qui parlaient de l’épreuve comme d’une expérience transformatrice, bref, de tout ce qui peut ensemencer le champ de l’éducation et de la santé ; qui ouvraient une porte sur ce qui est tu, mais qui fait bel et bien partie de notre société ; qui acceptaient de se laisser transformer dans l’épreuve et qui nous questionnaient en retour.



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